La RTS en TNT pourrait tenir à Genève en 2026, mais...
12.11.2025 (complété le 26.12.2025)
Depuis 2019, la SSR officielle a coupé la TNT, empêchant les régions frontalières de la Suisse d'avoir accès à ses programmes TV. Le maintien de 3 émetteurs aux régions frontalières de chaque région linguistique n'aurait pourtant pas été très coûteux. Comme les Romands peuvent voir France Télévision, il serait réciproque que la France voisine puisse accéder aux chaînes de la RTS. Et également aux résidents en Suisse de la région lémanique de pouvoir capter les programmes de la SSR avec une simple antenne TNT.
Le maintien de la RTS sur les émetteurs de la Dôle/Salève n'est pas une grande affaire et est avant tout lié a un financement d'environ 20'000 CHF en 2026. La réapparition de la RTS sur l'émetteur du Mont-Pèlerin coûterait environ 75'000 CHF par année. Enfin, l'émetteur du Chasseral et sa position très avantageuse pourrait être réactivé pour environ 100'000 CHF par année.
Actuellement, la diffusion de la RTS sur la région lémanique est donc en grand danger car la société privée SwoxTelecom, qui en assure la diffusion, ne peut pas perdre d'argent pour palier à la disparition de la TNT suisse officielle !
2222.ch réfléchit à la possibilité d'un appel de fonds, au moins pour la région genevoise, car la somme de 20'000 CHF semble possible à réunir. Pour le Chasseral, il suffirait que les cantons du Jura, de Neuchâtel et les départements français voisins prennent en charge un montant de l'ordre de 8'000 CHF par mois que la diffusion des programmes suisses reprennent. 2222.ch est bien sûr à disposition.
On peut aussi penser que des sociétés travaillant à cheval sur la frontière franco-suisse ou des mécènes pourraient s'engager à financer une part des 20'000 CHF nécessaire pour sauvegarder la diffusion TNT suisse sur la région lémanique. Le plus simple pour se faire est de contacter : tnt(at)swoxtelecom.ch
Nous pouvons espérer que les Autorités politiques prendront conscience que la Suisse a fait "tout faux" en coupant l'entier de sa TNT en 2019 et de sa FM publique en 2024. L'économie est certes réelle pour des dizaines d'émetteurs et de réémetteurs dans toutes les vallées et les reliefs mais le maintien d'un ou deux émetteurs, bien situés, couvrant des centaines de milliers de personnes et des régions frontalières, a du sens.
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